Alors que la loi sur les jeux d’argent en ligne est désormais effective, c’est au tour des buralistes français de s’inquiéter de leur avenir. Il y a quelques semaines, les 197 casinos français avaient tenté en vain un procès contre les principaux sites de casinos mettant en avant une « concurrence déloyale ».

Les buralistes sont effectivement les principaux points de vente de la Française des Jeux et du PMU. Dominique Arnaud, présidente de la chambre syndicale des buralistes des Hautes-Alpes, reste sceptique : «Déjà depuis l’an dernier, on peut jouer au Loto en ligne, précise la présidente. En 2009, ce Loto en ligne a représenté 3,24% du chiffre d’affaires de la Française des jeux… Je ne suis pas inquiète, mais il faudra rester vigilant. Nous attendons de voir ce qui va se passer.» Elle continue son discours en affirmant que les joueurs aiment se rendre dans un des points de vente pour la convivialité.

Les buralistes sont plus pessimistes. Selon eux, les paris en ligne entraineront une baisse des recettes évidente. Les turfistes parient, boivent un ou deux café et s’ils gagnent le jackpot, ils payent une tournée. Avec les jeux d’argent en ligne, beaucoup de ces turfistes parieront chez eux.