La loi sur l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne est effective depuis le 13 mai dernier. Les opérateurs peuvent demander la licence d’exploitation auprès de l’Autorité de Régulation des Jeux en ligne, l’ARJEL. Pour ces sites, il n’y a pas de problèmes : ils pourront proposer du poker et des paris sportifs en toute légalité. Il est prévu qu’une cinquantaine d’opérateurs demandent la licence. Que deviendront les milliers de sites de casino sans licence ?
Francis Marlin, délégué général du Salon des jeux en ligne, a déclaré qu’il y aura environ 2700 sites illégaux. Selon une étude, les chiffres d’affaires cumulés s’élèverait à 450 millions d’euros en 2011, donc une perte de 34 millions d’euros pour l’Etat. C’est d’ailleurs pour cette raison que des mesures répressives vont être mises en place. Selon Francis Marlin, il y a peu de chances qu’elles soient efficaces.
D’autres pays avant la France ont tenté de mettre en place un système pour lutter contre les sites illégaux… en vain. La solution serait d’encourager les opérateurs à demander la licence en diminuant les contraintes fiscales.
Il est évident que les lourdes contraintes fiscales vont désavantager les joueurs. Plus la fiscalité sera lourde, moins le taux de redistribution sera haut. Les joueurs, estimés à 2 millions en France, se dirigeront vers les sites sans licence qui proposeront un taux de redistribution plus élevé.
Les résultats de cette étude ont été transmis au gouvernement qui décidera ou pas de diminuer les charges fiscales.
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